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Le Mercosur : une concurrence déloyale organisée
99 000 t
de bœuf sud-américain à droits réduits autorisés par l'accord UE-Mercosur, signé le 17 janvier 2026 et entré en application provisoire le 1er mai 2026. La France a voté contre. Ce bœuf est produit avec des hormones de croissance interdites en Europe depuis 1989. 45 pesticides autorisés au Brésil sont interdits dans l'Union européenne.
180 000 t
de volaille sud-américaine à droits réduits autorisées par le même accord. On demande à nos éleveurs de respecter les normes les plus strictes du monde, et on les met en concurrence directe avec des producteurs qui n'ont aucune de ces contraintes.
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Le levier immédiat : les cantines
3,7 Md
de repas servis chaque année dans la restauration collective publique, pour un budget d'achats alimentaires de 4,9 milliards d'euros. La loi Egalim de 2018 impose 50 % de produits de qualité dont 20 % bio. En 2026, on est à 25 % de qualité et 12 % de bio. Seules 18 % des communes respectent la loi. Aucune sanction n'existe.
Loi Egalim 2018 ; Bilan d'application 2026
18 %
Communes respectant la loi Egalim
La loi date de 2018. Objectif 50 % qualité, 20 % bio. En 2026 : 25 % et 12 %. Aucune sanction prévue.
VS
100 %
Mouans-Sartoux : bio et local depuis 2012
Le gaspillage est passé de 147 g à 32 g par assiette. Le coût de la matière première a baissé de 1,90 à 1,70 euro par repas malgré le tout-bio.
Sanctions EgalimAppliquer la loi avec de vraies sanctions financières pour non-respect des seuils. La Cour des comptes le demande depuis 2023.
Dotations conditionnéesConditionner les dotations de l'État aux communes au respect des seuils, avec un calendrier progressif : 50 % en 2028, 80 % en 2030, 100 % en 2032.
Cuisine sur place plutôt que cuisines centralesLe gaspillage passe de 25 % à 14 %, la qualité augmente, l'approvisionnement local est facilité.
Agrilocal dans 100 % des départementsLa plateforme d'achat direct aux producteurs ne couvre aujourd'hui que 38 départements sur 101. L'étendre à tous.
Nos enfants mangent du poulet brésilien pendant que nos éleveurs font faillite. 3,7 milliards de repas par an dans les cantines publiques : c'est un levier immédiat, sans attendre Bruxelles.